Skip to main content

Full text of "La conduite de la plantation des pommes de terres en saison courte."

See other formats


M^b Agriculture 



Canada 

Research Direction générale 
Branch de la recherche 



Bulletin Technique 1 986-8F 




La conduite de la plantation 
des pommes de terre 
en saison courte 




Sur la couverture, les points sur la carte indiquent 
les établissements de recherche d'Agriculture Canada. 

CENT ANS DE PROGRÈS 

En 1986, la Direction générale de la recherche d'Agriculture Canada célèbre ses cent ans d'exis- 
tence. 

C'est, en effet, le 2 juin 1886 que la loi appelée Acte des stations agronomiques reçut la sanction 
royale. De son adoption découla la mise sur pied des cinq premières fermes expérimentales situées 
à: Nappan, en Nouvelle-Ecosse; Ottawa, en Ontario; Brandon, au Manitoba; Indian Head, en Sas- 
katchewan (alors englobée dans les Territoires du Nord-Ouest); et Agassiz, en Colombie-Britan- 
nique. C'étaient là les débuts du réseau actuel de plus de quarante établissements de recherches 
disséminés entre St-John, à Terre-Neuve, et Saanichton, en Colombie-Britannique. 
Les premières stations agronomiques avaient été fondées pour desservir la communauté des agri- 
culteurs et venir en aide au secteur agricole canadien encore débutant. De nos jours, la Direction 
générale de la recherche poursuit la même tâche en travaillant aux découvertes technologiques 
dont dépendent le développement et le maintien d'un secteur agro-alimentaire compétitif. 
Les programmes de recherches s'intéressent surtout aux modes d'exploitation du sol, à la produc- 
tion animale et végétale, à la protection des richesses naturelles et à leur gestion, aux 
biotechnologies et enfin à la transformation et à la qualité des aliments. 



La conduite de la plantation 
des pommes de terres 
en saison courte 



R. RIOUX et J.E. COMEAU 
Ferme expérimentale 
La Pocatière (Québec) 



Direction générale de la recherche 

Agriculture Canada 

1986 



Production du Service aux programmes de recherche 

© Ministre des Approvisionnements et Services Canada 1986 

Nodecat.A54-8/1986-8F 

ISBN 0-662-93792-9 



- I - 



AVANT-PROPOS 



Ce document couvre plusieurs aspects de la conduite de la 
plantation des pommes de terre, mais ne prétend pas être une revue 
complète sur la régie. 



Il concerne la préparation de la semence, le travail de la 
plantation et les traitements immédiats de post-plantation. 



Les auteurs remercient Hélène Massé pour la revision du tex- 
te, Gisèle Nowlan et Daniel le Clément pour la dactyloqraphie ainsi 
que J. St-Cyr pour les illustrations. 



Enfin, ils adressent des remerciements particuliers à MM. 
G. Boiteau, Jean-Louis Daiqle, Henri Généreux et J. Laqanière qui 
ont tous pris le temps de lire la version oriqinale et de formuler 
des critiques et suqqestions utiles. 



- II - 

TABLE DES MATIÈRES 



PAGE 



1 . INTRODUCTION 

1.1 Facteurs climatiques 1 

1.2 Facteurs agrologiques 1 



2. ASPECTS PHYSIOLOGIQUES DE LA PRÉPARATION DU SEMIS 

2.1 Choix de la semence 2 

2.2 État des tubercules 2 

2.3 Préréchauffement et prégermination 3 



3. ASPECTS PHYSIQUES DES TECHNIQUES DE SEMIS 4 

3.1 Hersaqe 4 

3.2 Date de semis 5 



4. ASPECTS MORPHOLOGIQUES DES TECHNIQUES DE PLANTATION 

ET DE BUTTAGE 6 

4.1 Profondeur de plantation et couverture 

de la semence 6 

4.2 Le semoir 6 

4.3 Le buttaqe 7 

4.4 Résultats 8 

4.5 Répression des mauvaises herbes 9 



5. CONCLUSION 10 

6. BIBLIOGRAPHIE 11 



- III - 

LISTE DES TABLEAUX 



PAGE 



1. Influence de 2 systèmes de culture sur la nativité 13 
du développement du feuillaqe 



2. Effet des systèmes de culture sur le début de la 14 
tubérisation (moyenne 3 ans) 



3. Le rendement des systèmes à 70 jours après les 15 

semis (x 3 ans) 



3A Pourcentage du rendement final (à 120 jours) atteint 15 
à 70 jours 



4. Effet des svstèmes de culture sur le rendement des 16 
tubercules en l'absence de mauvaises herbes a 
La Pocatière 



5. Effet des systèmes de culture sur le rendement des 17 
pommes de terre à Frédéric ton (moyenne 2 ans) 



6. Effet des systèmes de culture sur le rendement des 17 
tubercules en présence de mauvaises herbes à 
La Pocatière 



7. Effet des systèmes de culture sur le poids spécifique 18 
des tubercules en 1973 



8. Effet des systèmes de culture sur l'efficacité des 18 
herbicides incorporés avant le semis 



- IV - 



LISTE DES FIGURES 



PAGE 



1. Schéma des principales interventions du producteur 19 
synchronisées a la croissance de la pomme de terre 



2. Effet des dates de plantation sur le rendement des 20 
tubercules sur le loam de l'Anse (moyenne 3 ans) 



3. Effet de la profondeur du hersage sur l'uniformité 21 
du semis 



4. Effet de la largeur du sillon tracé par le soc.de 21 
la planteuse sur la profondeur du semis 



5. Effet de la profondeur du semis sur la profondeur 22 
du développement des tubercules 



6. Effet du temps du buttage sur la profondeur du 22 

développement des tubercules 



7. Effet des systèmes de culture sur les taux de 23 

croissance des fanes. 



- V - 



SUMMARY 



A knowledqe of the life history of the potato plant is basic 
to successful production. Havinq this, we should be able to ad- 
just cultural manipulation to the habits of the plant for maximum 
yield of quality tubers. We can beqin to fit what we know to make 
qood plantinq and hillinq practices. 



There are 6 key éléments for successful technoloqy adapted to 
short qrowinq season: 

1. Seed Storaqe 

After 10 to 14 days, températures should be reduced 
between 2.2° and 3.3°. Relative humidity should be main- 
tained at 95% and air circulation should be maintained. 



2. Seed Préparation 

Warm the seed before handlinq. Pre-sprout seed in tray 
at 15° to 20 °C for 3 to 4 weeks . 



Harrowinq 

Harrowina should be liqht and at the same depth than the 
seedinq. It is very important to prépare the seed bed 
just before plantinq and at a time the soil is workable. 



PI anter 

The furrow should be wide enouqh so that the seed is at 
the same depth at about 5 to 8 cm under the soil 
surface. Ridqe should be niveled in. 



5. Hillinq 

Hillinq should be done at the flowerinq bud staqe. Ridqe 
should be wide, low and open at the center. 



Weed Control 



Choose a product that is qoinq to qive an excellent 
control between emerqence and hillinq. 



- 1 - 

1. INTRODUCTION 

1.1 Facteurs climatiques 

Le rendement des pommes de terre se forme en grande par- 
tie dans les premières semaines de la saison de croissance. 
Cependant, dans le Nord du Nouveau-Brunswick et l'Est du Qué- 
bec, le froid et les qelées d'automne réduisent le cycle vé- 
qétatif et il est difficile d'obtenir une bonne croissance 
en fin de saison. Au printemps, la température du sol impose 
aussi une limite au départ de la véqétation. De plus, les 
défanaqes hâtifs au début de septembre limitent à environ 100 
jours la période de croissance effective. 

Ces facteurs ont une influence déterminante sur la pro- 
duction véqétale. Il faut donc s'adapter aux conditions ad- 
verses du climat et utiliser une technologie pouvant suppor- 
ter la production de pommes de terre dans les zones de 95 à 
100 jours de croissance. 



1.2 Facteurs agrologiques 

A la phase de l'établissement, période allant de la plan- 
tation à la floraison, l'état de la semence, la profondeur de 
plantation et le buttage peuvent limiter la hâtivité. La 
formation des tubercules commence lorsqu'il y a excès de pro- 
duits de la photosynthèse. Un développement rapide du feuil- 
lage hâtera donc la tubérisation. D'autre part, le rendement 
total en tubercules dépend du taux et de la durée de la tubé- 
risation. Ces facteurs sont reliés à l'initiation hâtive des 
tubercules et a la persistance du feuillage. Les facteurs 
permettant une germination et une croissance rapides favori- 
sent aussi une récolte hâtive et un rendement élevé. La ré- 
gie des semis est donc de première importance lorsgue la sai- 
son de croissance est courte. Les facteurs reliés au semis 
(choix et traitement de la semence, hersage, plantation, but- 
tage) devraient être régis de façon a répondre aux exigences 
propres de la plante (figure 2). 



Il faut améliorer les façons culturales traditionnelles 
pour qu'elles répondent mieux aux besoins de la plante dans 
les réqions à courtes saisons de croissance. L'un des fac- 
teurs clés de succès est de synchroniser les opérations avec 
les stades de développement de la plante. Une semence bien 
préparée, un hersaqe, un semis et un buttaqe bien faits con- 
tribuent à améliorer les conditions naturelles d'une réqion 
donnée. 



- 2 - 
2. ASPECTS PHYSIOLOGIQUES DE LA PRÉPARATION DU SEMIS 

2.1 Choix de la semence 



L'emploi de bons tubercules de semence est le principal 
moyen d'auqmenter le rendement et la qualité de la pomme de 
terre. À cette fin, les semenceaux doivent être, le plus 
possible, exempts de maladie, conformes au cultivar et en 
bonne condition au temps de la plantation. Seules les semen- 
ces soumises à l'inspection léqale offrent de bonnes qaran- 
ties phytosanitaires. On s'assure ainsi d'une bonne popula- 
tion en réduisant les pertes dues a la pourriture des semen- 
ceaux et en auqmentant la vitesse d'établissement des 
pi ants. 

Les pommes de terre exiqent une saison de véqétation de 
85 a 140 jours. Il est important de choisir un cultivar pos- 
sédant une maturité adaptée a la réqion. Les cultivars sont 
éprouvés localement. Les producteurs doivent donc consulter 
la liste de ceux qui sont recommandés dans leur réqion. Le 
marché auquel la production est destinée a aussi une influen- 
ce déterminante sur le choix des cultivars. Il importe donc 
au producteur de connaître ses débouchés et leurs exiqences. 

Les cultivars ne peuvent répondre a leur potentiel a 
moins d'être ensemencés en temps propice, a la profondeur 
voulue et au taux de semis et de fertilisation recommandés. 
Des facteurs tels que la précocité varient selon les circons- 
tances, les réqions et les conditions écoloqiques. La réqie 
proposée dans ce bulletin est un moven d'influencer la préco- 
cité. 



2.2 État des tubercules 



L'état des tubercules de semence influence la qermina- 
tion, la rapidité et le potentiel de croissance des qermes, 
de même que le développement et la productivité des plants 
qui en sont issus. La viabilité de la semence dépend des 
conditions d'entreposaqe: l'humidité, la température et la 
circulation de l'air doivent être bien contrôlées. 

Des tubercules ratatinés sont un indice d'une semence 
plus faible que celle provenant de tubercules fermes. Les 
tubercules ratatinés sont déshydratés et peuvent avoir perdu 
de 20 a 25% de leur poids. Pour empêcher cette perte de 
poids, l'humidité relative doit être maintenue a 95%. 



- 3 - 



Le contrôle de la température est aussi un facteur essentiel 
pour empêcher la germination. En vue de ralentir l'incuba- 
tion des plants et préserver leur valeur qerminative, il est 
indispensable de les entreposer, après la cicatrisation de 
leurs blessures, à des températures de + 2° a 4°C pendant 
toute la durée de l'entreposage. Les endroits chauds dans 
les tas de pommes de terre sont aussi à craindre; la circula- 
tion de l'air doit donc être uniforme. 



2.3 Préréchauffement et prégermination 

Afin d'éviter d'endommager les tubercules, ils sont ré- 
chauffés a 10°C avant d'être classés. Ce réchauffement sti- 
mule une germination indésirable lorsqu'une longue période de 
temps s'écoule entre le classement et la plantation. Il fau- 
drait alors faire cette opération assez tardivement et de 
plus la faire dans une pièce différence de l'entrepôt. Par 
contre, un préréchauffement fait quatre semaines avant la 
plantation, assure une émergence plus rapide et plus unifor- 
me. Cette technique consiste a amener graduellement les tu- 
bercules a une température de 10° à 15 °C. 

Une autre méthode permettant d'améliorer la précocité est 
la prégermination. Cette technique a pour but de permettre 
aux bourqeons de croître et de donner naissance à des qermes 
avant la plantation. Elle permet de hâter la croissance et 
par le fait même la tubérisation. Les lots prégermés attei- 
gnent leur rendement maximum entre 90 et 100 jours de végéta- 
tion. 

Pour les pommes de terre de primeur, la prégermination 
doit commencer tôt et de préférence avant la perte de la do- 
minance apicale. Dans le cas des pommes de terre de semence 
et de conservation, la prégermination doit durer entre 4 et 6 
semaines. Au sortir de l'entrepôt, les semences sont dispo- 
sées en une mince couche dans un lieu bien éclairé et bien 
aéré t mais a l'abri du vent et du soleil. Il est nécessaire 
d'éclairer artificiellement le germoir afin d'éviter une trop 
forte élongation des germes (2 cm maximum) et les maintenir a 
une température de 10° à 15°. Si l 'élongation des germes 
était trop rapide, ou s'il fallait retarder la plantation, la 
température devrait être abaissée. 

Cette technigue exiqe certaines installations. On peut 
obtenir une prégermination minimale des plants en sortant les 
caisses ou les sacs de l'entrepôt trente jours environ avant 
la mise en terre et en les plaçant à une température ambiante 
de 10° à 15°C. Si l'élongation des germes était trop rapide, 
ou s'il fallait retarder la plantation, la température de- 
vrait être abaissée. 



- 4 - 



Cette technique est efficace si le tubercule est 
d'excellente qualité et s'il a été conservé entre 2.3°C 
et 3.3°C dans un entrepôt bien ventilé et à une humidité 
relative élevée. Cette méthode doit être évitée si le 
tubercule a déjà qermé et s'il a été conservé dans de 
mauvaises conditions. 



3. ASPECTS PHYSIQUES DES TECHNIQUES DE SEMIS 

3.1 Hersage 

Les développements rapides des connaissances et de 
la technoloqie ont produit de l'équipement de ferme de 
plus en plus lourd et efficace. Malheureusement, la ma- 
chinerie est parfois utilisée de la même façon aujourd'- 
hui qu'il y a trente ou quarante ans. Chaque printemps, 
des milliers de dollars sont qaspillés, parce que la 
couche de semis est trop travaillée avec des herses. Un 
seul hersaqe est suffisant pour ameublir la surface du 
sol, enterrer les cailloux et les détritus, enlever une 
partie de l'excès d'eau et favoriser l'aération du sol. 

Aujourd'hui, avec un équipement moderne, on tient 
encore à bêcher le sol à trois ou quatre reprises, comme 
si on utilisait un cheval. Il faut se rappeler qu'un 
tracteur de 50 KW tirant une herse de 4m et roulant à 
une vitesse de 8 à 12 km à l'heure fait de 4 à 8 fois le 
travail d'une herse tirée par des chevaux. 

La température du sol est un facteur vital. Le tra- 
vail du sol a un effet considérable sur sa température. 
Un sol qui a été hersé est plus chaud en surface ou près 
de la surface pendant le jour par contre, la nuit il est 
plus froid qu'un sol non travaillé. Ce refroidissement 
est dû à l 'évaporât ion de l'eau. L'eau aqit comme un 
réservoir de chaleur tempérant les fluctuations normale- 
ment rencontrées en conditions sèches. 

Sur un terrain labouré, il n'est ni nécessaire, ni 
utile de herser le sol à une profondeur de 12 à 15 cm, 
parce que cela crée un effet de paillis en surface 
(fiq. 5). En conséquence, le sol prend plus de temps à 
se réchauffer, en particulier autour des semences. De 
plus, le fait de herser à cette profondeur auqmentera à 
la fois le coût en essence et l'usure aux pointes de la 
herse. Par contre, un hersaqe à 8 cm de profondeur 
(fiq. 5) favorise un meilleur nivellement du sol tout en 
permettant au tracteur d'aller plus vite. La durée de 



- 5 - 



l'équipement est allonqée et le sol se réchauffe plus 
vite. Ce hersaqe facilite le contrôle de la profondeur 
du semis. Ce contrôle de profondeur, lors de la planta- 
tion est pratiquement impossible si le sol est trop 
ameubli. Un sol hersé profondément donne un profil iné- 
qal . Il en résulte un semis non uniforme car le semoir 
a tendance à suivre le profil imposé par la herse. 



L'équipement lourd est un facteur affectant la 
structure du sol. La répétition des opérations à basse 
vitesse auqmente les coûts et la compaction du sol. La 
charqe est aussi un facteur important. Cependant, le 
taux d'humidité du sol au moment du travail est proba- 
blement le facteur le plus important pour en éviter la 
compaction. Pour ne pas perdre l'avantaqe de la texture 
et du réchauffement du sol créés le ,iour par la herse, 
il faut herser seulement la superficie qu'on aura 
à planter au cours des deux prochains jours. 



3.2 Date de semis 

Les pommes de terre exiqent une saison de véqétation 
de 85 a 140 jours selon les cultivars. Sous nos condi- 
tions, toute la saison de véqétation est requise si on 
veut une pleine maturation des tubercules et un rende- 
ment maximum. Cependant le début de la saison de véqé- 
tation est fonction de la température du sol. Ce 
facteur est important pour obtenir une levée rapide et 
éviter une détérioration des jeunes plants par les mala- 
dies (pourriture molle bactérienne, rhizotonie, jambe 
noire, etc.). La date de semis dépend donc surtout 
des conditions climatiques. 



Les semis hâtifs rendent plus que les semis tardifs 
(fiq. 2). Il est inutile de semer tardivement et d'es- 
pérer rattraper le temps perdu a la fin de la saison. 
La croissance est plus élevée avec les semis tardifs 
mais cet effet est limité par le qel et les basses 
températures. En pratique, sous nos conditions, la 
croissance des tubercules cesse au 15 septembre. Il est 
donc difficile d'allonqer la saison de véqétation en ré- 
coltant plus tard. 



- 6 - 



4. ASPECTS MORPHOLOGIQUES DES TECHNIQUES DE PLANTATION 

ET DE BUTTAGE 

4.1 Profondeur de plantation et couverture de la semence 

La pomme de terre tend à fixer ses tubercules à en- 
viron 10 cm sous la surface du sol. Ce facteur varie en 
fonction de la profondeur du semis. Semés près de la 
surface, les tubercules se fixeront léqèrement plus bas 
que le planton (fig. 5). Le nombre de stolons diminuera 
et les risques de verdissement augmenteront. Par con- 
tre, si le semis est profond, les tubercules se fixeront 
légèrement plus haut que le planton (fiq. 5). La levée 
sera retardée, la rhizoctonie augmentera et le rendement 
sera moins élevé. L'arrachage sera aussi plus difficile 
et les chances de couper ou de blesser les tubercules 
placés en profondeur augmenteront. 

La profondeur de plantation fait référence au niveau 
original de la surface du sol. La quantité de terre 
placée au-dessus de la semence doit aussi être consi- 
dérée. L ' augmentation de la couverture du sol retarde 
la levée à un taux d'une journée par deux (2) cm lorsque 
l'humidité est suffisante. La levée est aussi retardée 
d'une journée par 0.5°C. Il faut donc tenir compte de 
l'humidité et de la température du sol pour réqler 
l'épaisseur de la couverture de sol au-dessus de la se- 
mence. Sous des conditions humides et fraîches, lorsque 
la température est le facteur limite, une couverture 
moins importante donne une levée plus rapide. Un retard 
de la levée entrainera un retard dans la croissance au 
cours de toute la saison et par conséquent une réduction 
de rendement. 

La levée se fait donc plus rapidement lorsque la se- 
mence est plantée peu profondément ou lorsqu'elle est 
lantée profondément avec une mince couverture de sol. 
cause du buttaqe et de la tendance des tubercules a se 
fixer de 8 a 20 cm au-dessous du sol, il est préférable 
de planter à cette profondeur en couvrant la semence de 
5 cm de sol au maximum. 

4.2 Le Semoir 

La plupart des semoirs sont munis de deux disques 
frontaux qui ouvrent le sol, d'un soc qui forme le sil- 
lon où est déposé la semence et de deux disques à l'ar- 
rière qui remplissent le sillon. Le sillon tracé par le 
soc doit être assez large pour recevoir les plus gros 
tubercules afin d'obtenir une profondeur de semis uni- 
forme (fig. 4). Cette uniformité de profondeur évite 



- 7 - 



d'enterrer trop profondément les petits tubercules et 
favorise une levée uniforme des plants. La quantité de 
sol sur les tubercules est contrôlée par les disques ar- 
rière du planteur. 

La plantation doit se faire de 5 à 8 cm sous la sur- 
face du sol et la couverture des tubercules doit être 
assurée par une mince couche de terre (5 cm au plus). 
Il faut donc faire pénétrer dans le sol les disques 
avant du planteur à la moitié de leur hauteur. Les dis- 
ques arrière rejettent en qénéral trop de terre sur le 
Dlanton. Afin de corriqer cet inconvénient, une pièce 
de bois ou de métal est fixée derrière les disques. Ce 
racloir enlèvera la quantité appropriée de terre sur les 
ranqs de façon à ne laisser que 5 cm de terre sur les 
tubercules. 

Les avantaqes du semis profond et peu couvert sont 
les suivants: 1) les plants lèvent plus rapidement et 
ils sont trapus et robustes; ?.) la tubérisation est 
plus rapide; 3) le verdissement est réduit; 4) la lut- 
te préventive contre la jambe noire et la rhizoctonie 
est favorisée. 

4.3 Le buttaqe 

Durant les huit premières semaines après la planta- 
tion, le système radiculaire de la pomme de terre peut 
s'étendre jusqu'à 100 cm de la plante. Celle-ci se 
nourrit surtout a la surface du sol a l'intérieur d'un 
rayon de 80 cm. A la douzième semaine, les racines pui- 
sent leur nourriture dans un rayon de 38 cm et elles se 
retrouvent plus en profondeur. Ces données indiquent au 
producteur le moment ou il est possible de travailler le 
sol au profit de la plante. 

Il est connu depuis lonqtemps qu'un semis à plat 
i .e. sans billon, est susceptible de hâter l'émerqence 
et de produire des rendements plus élevés que les semis 
sur billons. On n'était pas parvenu à concilier cette 
connaissance avec une exigence de la culture: celle de 
la nécessité du buttaqe. Il est nécessaire, mais il ne 
faut pas absolument le faire tôt dans la saison. En 
considérant la croissance des pommes de terre, deux phé- 
nomènes attirent l'attention: 1) le buttaqe avant la 
tubérisation favorise la résorption des stolons et al- 
lonqe la croissance véqétative de la plante; 2) les ra- 
cines se retrouvent en profondeur en forte proportion 
après le stade 20-25 cm de hauteur. Un buttaqe hâtif 
peut donc endommager les racines. 



- 8 



Si l'épaisseur de la couche de sol chanqe avant la 
tubérisation, les stolons se résorberont et recommence- 
ront leur développement plus haut (fiq. 6). Les avanta- 
ges de la levée rapide sont alors perdus. L'entre-noeud 
de la tiqe principale ne se fixant qu'au début de la 
floraison, c'est à ce stade qu'on doit butter (fiq. 6). 
Le buttaqe s'effectue donc au moment où les tubercules 
sont gros comme l'onqle du pouce. Cette opération est 
nécessaire pour protéqer les tubercules contre le ver- 
dissement, le mildiou et la qelée. Le buttaqe a la flo- 
raison est la seule façon de concilier les avantaqes du 
semis à plat et la nécessité de l'opération. 

4.4 Résultats 

À la Ferme expérimentale La Pocatière, les princi- 
pes précédents ont été intéqrés dans un système de 
réqie. Ce système a été comparé pendant quatre ans avec 
celui traditionnellement utilisé au Québec. Le système 
traditionnel est fait sur billon. À l'émeraence, on 
butte et on applique les herbicides. Par contre, le 
système intéqré comprend un semis à plat et un buttaqe 
au début de la floraison. Les herbicides sont appliqués 
avant la levée des mauvaises herbes et des pommes de 
terre. La semence a été préqermée dans les deux cas. 

En 1970, on a cultivé simultanément 3 sites: un 
loam de l'Anse, un loam St-André et un loam St-Pacôme. 
Les cultures ont été répétées sur les 2 derniers sols en 
1971. De plus, de 1971 a 1973, les 2 systèmes ont été 
comparés avec les cultivars Norland et Kennebec sur un 
loam de l'Anse et un loam St-Pacôme. Les cultivars 
Keswick et Netted Gem ont aussi été plantés en 1962 et 
1963 sur un loam sableux Riverbank à la station de 
recherches de Fredericton. 

La levée (tableau 1) et le développement des fanes 
(fiqure 6) ont été plus rapides avec le système intéqré 
qu'avec le système traditionnel. À Fredericton, la dif- 
férence dans la levée a été de 4 à 6 jours en faveur du 
système intéqré. Jusqu'à 45 jours après le semis, le 
taux de croissance a été plus élevé avec le système in- 
tégré; le système traditionnel a eu son taux maximum de 
croissance plus tardivement que le système intéqré. Au 
début de la floraison, le poids des fanes était encore 
plus élevé avec le système intéqré qu'avec le système 
traditionnel . 



- 9 - 



La tubérisation a été plus hâtive avec le système 
intéqré qu'avec le système traditionnel (tableau 2). En 
qénéral , 70 jours après le semis, le rendement était 
plus élevé avec le svstèmes intéqré (tableau 3). La 
proportion du rendement final atteint à 70 jours (ta- 
bleau 3A) montre que la plus qrande partie du rendement 
se fait plus tôt avec le système intéqré (fiq. 7). La 
différence est plus marquée avec les cultivars tardifs. 



Le rendement a été plus élevé avec le système inté- 
qré qu'avec le système traditionnel dans 72% des cas a 
La Pocatière (tableau 4). En moyenne, l 'auqmentation 
des rendements a été de 5.6 pourcent. À Frédéricton, 
l'avantaqe a été plus marqué avec le cultivar tardif 
Netted Gem qu'avec le cultivar hâtif Keswick (tableau 
5). Le poids spécifique a aussi été en qénéral plus 
élevé avec le système intéqré (tableau 7). 



4.5 Répression des mauvaises herbes 



Le travail du sol avant le stade 15 à 18 cm de hau- 
teur ne réduit pas le rendement des pommes de terre s'il 
est fait en surface. Seul le travail profond brise les 
racines et réduit de beaucoup les rendements. Le binaqe 
se justifie uniquement pour la répression des mauvaises 
herbes et n'est plus nécessaire avec l'utilisation des 
herbicides. Il n'est donc pas nécessaire de perturber 
le sol et les plants avant le buttaqe. Si le sol est 
biné, il faut éviter de placer de la terre sur les ranqs 
durant cette opération. En cas contraire, les avantaqes 
du semis à plat seraient perdus. 



ieb premières bernai neb apreb i a levée. ueiue periuue 

coïncide avec la plus qrande sensibilité de la pomme de 
terre aux mauvaises herbes. De plus, l'absence de bil- 
lon permet une meilleure uniformité de l'application des 
herbicides sur le sol. La distance entre la rampe d'ar- 
rosaqe et le sol est toujours la même avec un semis à 
plat. 



- 10 - 



Le système intégré a donné des rendements plus fai- 
bles que le système traditionnel lorsque les mauvaises 
herbes n'étaient pas réprimées avec des herbicides (ta- 
bleau 6). La répression des mauvaises herbes a été sem- 
blable lorsque les herbicides ont été employés en préle- 
vée ou à la levée des pommes de terre. Cependant avec 
les herbicides incorporés avant le semis, la répression 
a été meilleure avec le système intéqré (tableau 8). 



5. CONCLUSION 



Une connaissance des habitudes de croissance et des exi- 
gences de la pomme de terre est à la base d'une production 
réussie. Les opérations culturales doivent être ajustées au 
mode de croissance et aux exiqences afin d'obtenir un rende- 
ment et une qualité optima. Nous avons commencé ici a ajus- 
ter les exigences connues afin d'établir des techniques de 
plantation et de buttaqe. La régie proposée ne concerne pas 
l'entretien, la protection ni la récolte. 



Après le système intégré, les pommes de terre lèvent, 
croissent et tubérisent beaucoup plus rapidement qu'avec le 
système traditionnel. Par contre, leur capacité de produc- 
tion tardive est léqèrement moindre et à partir de 100 à 110 
jours de véqétation, ils atteiqnent leur rendement maximum. 
Si la période de véqétation est suffisamment lonque, les lots 
semés sur billon peuvent rattraper leur retard initial et 
donner des rendements plus élevés. Si la période de véqéta- 
tion est courte, la récolte est meilleure avec le système in- 
téqré. 



Le système intéqré donne des rendements moins élevés 
lorsque le drainaqe est mauvais mais il est plus avantaqeux 
en sol froid. En présence des mauvaises herbes, le système 
intéqré donne des rendements inférieurs au système tradition- 
nel. Cependant, les herbicides incorporés au sol avant le 
semis sont plus efficaces avec le système intéqré. 



- 11 - 

6. BIBLIOGRAPHIE 



1. Bradley, G. A. and Pratt, A. G. 1955. The effect of dif- 
férent combinations of soil moisture and nitrogen levels 
on early plant development and tuber set of the potato. 
Amer. Potato J. 32: 256-258. 

2. Clark, CF. 1921. Development of tubers in the potato. 
U.S. D.A. Aqr. Bulletin 958. 

3. Denny, F.E. 1929. Rôle of mother tuber in qrowth of po- 
tato plant. Bot. Gaz. 87, Feb. 

4. Everett, CF. 1964. Cultural practices and herbicides 
for potatoes. Paqes 24-28 in Minutes of the National 
Weed Committee (E.S.) Aqriculture Canada, Ottawa, Onta- 
rio. 

5. Gauer, E., Shaykewich, E.F. et Stobbe, E.H. 1982. Soil 
température and soil water under zéro tillaqe in Manito- 
ba. Can. J. Soil Sci . 62: 311-325. 

6. Gausman, H.W., Nielsez, K.F. and Struchtemeyer, R.A. 
1959. The root Systems of potato plants. Main Farm Re- 
search Quaterly Report, Maine Aqr. Exp. Stn, University 
of Maine, Orono, Maine. 

7. Hardenburq, E.V. 1949. Potato production. Comstock 
Pub. Co. Ithaca, N.Y. 270 p. 

8. Lewis, W.C. et Rowberry, R.G. 1973. Some effects of 
plantinq depth and time and heiqht of hillinq on Ken- 
nebec and Sebaqo potatoes. Amer. Potato J. 50: 302-310. 

9. Mooby, J. et Milthorpe, F.L. 1975. Potato, Ds Evans, 
L.C (Reviseur) Crop Physioloqy, some case historiés. 
Cambridge Univ. Press. 374 pp. 

10. Moore, G.C 1937. Soil and plant response to certain 
methods of potato cultivation. Cornell Univ. Aqr. Exp. 
Stn. Bull. 662. 

11. Rioux, R., Comeau, J.E. et Généreux H. 1979. Effect of 
cultural practices and herbicides on weed population and 
compétition in potatoes. Can. Plant Se. L. 59: 367-374. 

12. Rioux, R. et Comeau, J.E. 1980. Influence des systèmes 
de culture sur la croissance et le rendement des pommes 
de terre. Can. J. Plant Sci. 60: 591-598. 



- 12 - 



13. Rioux, R., Gosselin, J. et Généreux, H. 1981. Effet des 
dates de plantation sur les pommes de terre cultivées en 
saisons courtes. Can. J. Plant Sci . 61: 417-424. 

14. Zavitz, C.A. 1916. Potatoes, Ont. Dept. Agric. Bull. 
239. Toronto, 88 pp. 



- 13 - 



Tableau 1. Influence de 2 systèmes de culture sur la 
nativité du développement du feuillage 





de culture 






Type de sol 


Système 


Loam St -André Loam St-Pacôme 










Date 09-06-71 % levée 


Système 
Système 


intéqré 
traditionnel 






58,5 18,7 
10,0 3,7 

Date 09-07-70 % Floraison 


Système 
Système 


intéqré 
traditionnel 






19,9 79,9 
5,5 0,7 




intéqré 
traditionnel 


Date 


09- 


-07-70 Poids des fanes (q/butte) 


Système 
Système 






30,7 42,8 
22,9 22,7 




intéqré 
traditionnel 


Date 


15- 


-07-71 Poids des fanes (q/butte) 


Système 
Système 






30,2 32,5 
29,1 26,0 



- 14 - 



Tableau 2. Effet des systèmes de culture sur le début de la 
tubérisation (moyenne de 3 ans) 



Tubercu" 
Système Loam de l 'Anse 
de culture (36 jrs après le semis) 


le (q/butte) 

Loam St-Pacôme 
(46 jrs après le semis) 




Cv Kennebec 


Système intéqré 1,3 
Système traditionnel 0,1 


32,5 
21,1 




Cv Norland 


Système intéqré 4,7 
Système traditionnel 0,1 


109,2 
36,6 



- 15 - 



Tableau 3. Le rendement des systèmes à 70 jours après les 
semis (x 3 ans) 



Système intégré 
Système traditionnel 





Rendement (q/butte) 


Système de 


Cv Kennebec Cv Norland 


culture 


70 jours 



Loam St-Pacôme 



251,2 
256,6 



420,3 
391,4 



Loam de l 'Anse 



Système intéqré 
Système traditionnel 



226,9 
179,8 



380,7 
280,6 



Tableau 3A Pourcentage du rendement final (à 120 jours) 
atteint à 70 jours 



Système de 
culture 



Cv Kennebec Cv Norland 



Loam St-Pacôme 



Système intéqré 
Système traditionnel 



251,2 
256,6 



420,3 
391,4 



Loam de l 'Anse 



Système intéqré 
Système traditionnel 



45,5 
37,3 



97,6 
69,8 



- 16 - 



Tableau 4. Effet des systèmes de cultures sur le rendement 

des tubercules en l'absence de mauvaises herbes à 
La Pocatière 



Type de sol , année, 
cv. 



Rendement en tubercules (kq/m^) 
Système intégré Système traditionnel 



Green Mountain 



Loam St-Pacôme, 1970 

Loam de 1 'Anse, 1970 

Kennebec 

Loam St-Pacôme, 1971 

Loam St-Pacôme, 1972 

Loam St-Pacôme, 1973 

Kennebec 

Loam de l'Anse, 1971 

Loam de 1 'Anse, 1972 

Loam de l'Anse, 1973 

Norl and 

Loam St-Pacôme, 1971 

Loam St-Pacôme, 1972 

Loam St-Pacôme, 1973 

Norland 

Loam de 1 'Anse, 1971 

Loam de 1 'Anse, 1972 

Loam de 1 'Anse, 1973 



Moyenne 
Augmentation 



2,59 
2,26 



2,48 
3,86 
1,91 



3,54 
2,71 
1,72 



1,54 
3,23 
1,67 



2,58 
2,67 
1,44 



2,44 
5.6*o 



2, 


29 


1, 


73 


2, 


40 


3, 


99 


1, 


76 


3, 


42 


3, 


07 


1, 


37 


1, 


50 


3, 


08 


1, 


43 


2, 


99 


2, 


35 


0, 


99 



2,31 



- 17 - 



Tableau 5. Effet des systèmes de culture sur le rendement 
des pommes de terre à Frédéricton (moyenne de 2 
ans) 





Rendement (t/ha) 


C u 1 1 i v ar 


Système intéqré Système traditionnel 


Russet Burbank 
Keswick 


12,8 9,1 
23,8 20,1 



Tableau 6. Effet des systèmes de cultures sur le rendement 
des tubercules en présence de mauvaises herbes a 
La Pocatière 



Rendement en tubercules (kq/m^) 
Système intéqré Système traditionnel 



Type de sol , année, 
cv 



Green Mountain 



Loam St -André, 1970 
Loam St-Pacôme, 1971 
Loam St -André, 1971 

Kennebec 

Loam St-Pacôme, 1971 
Loam St-Pacôme, 1972 
Loam St-Pacôme, 1973 

Kennebec 

Loam de 1 'Anse, 1971 
Loam de 1 'Anse, 1972 
Loam de l'Anse, 1973 

Norland 

Loam St-Pacôme, 1971 
Loam St-Pacôme, 1972 
Loam St-Pacôme, 1973 

Norl and 

Loam de 1 'Anse, 1971 
Loam de 1 'Anse, 1972 
Loam de l'Anse, 1973 

Moyenne 
Baisse de 



1, 


30 


. 1, 


91 


3, 


,56 


5, 


90 


2, 


10 


3, 


06 


0, 


23 


2, 


19 


3, 


,62 


3, 


98 


1, 


76 


2, 


,11 


3, 


73 


3, 


24 


2, 


,81 


3, 


.12 


1, 


60 


1, 


21 


0, 


08 


1, 


45 


2, 


,24 


2, 


76 


1, 


41 


1, 


49 


2, 


66 


2, 


94 


2, 


,07 


2, 


71 


1, 


,16 


1, 


,10 


2, 


,02 


2, 


,61 


22. 


6% 







- 18 



Tableau 7. Effet des systèmes de culture sur le poids 
spécifique des tubercules en 1973 



Loam St-Pacome Loam de l 'Anse 



Systèmes de culture Kennebec Norland Kennebec Norland 

Système intégré 1,076 1,063 1,067 1,067 

Système traditionnel 1,074 1,066 1,063 1,062 



Tableau 8. Effet des systèmes de culture sur l'efficacité 
des herbicides incorporés avant le semis 







Couverture du 


pied-de-coq 


(%) 






Système 


intéqré 


Système trad 


itionnel 


Herbicide (kq/ha) 


10 juillet 


18 août 


10 juillet 


18 août 


Metolachlor 


0.0 


19.6 


46.6 


12.6 


20.0 


Metol achlor 


2.0 


0.3 


0.3 


16.3 


23.3 


Metolachlor 


3.0 


0.6 


2.3 


1.6 


8.6 


Eptc 


4.0 


0.0 


0.0 


1.3 


3.3 



- 19 - 



c 
_o 

0> 
"D 

en 

• — 

O 

a 






a) 




O) 


a> 


o 


O) 


c 


o 


o 


_c 


«■»- 


u 


a> 


O 


"D 


k. 



semence 




1 1 

t 3 U 
tubérisation maturation 
/ des feuilles 



temps 



croissance 
des feuilles 



croissance 
des tubercules 



1. Schéma des principales interventions du producteur 
synchronisées à la croissance de la pomme de terre 



20 - 



54 n 



D 
U 

i_ 

0) 

_û 

D 

"D 

C 

E 

(D 
■D 

C 




dates de semis 

28 mai 
**** 7 juin 
■■■■■■■■ 17 juin 
x 90 jours après le semis 



16 26 5 15 25 5 15 25 
août septembre octobre 



2. Effet des dates de plantation sur le rendement des 
tubercules sur le loam de l'Anse (moyenne 3 ans) 



- 21 - 



Semence placée à une profondeur 
non uniforme dans un sol sec. 



15cm 




sol sec 



Semis non uniforme résultant 
d'un hersage profond. 



.sol 
humide 



Semence placée à une profondeur 
uniforme sur une couche de sol 
humide. 



•i S 1 l 1 1 



Semis uniforme résultant d'un 
hersage peu profond. 



8cm 



3. Effet de la profondeur du hersage sur l'uniformité 
du semis 



Gros tubercule retenu dans 
le sillon. 



Gros tubercule non retenu 
dans le sillon 




Semis non uniforme résultant 
d'un sillon trop étroit. 



sol sec 



sol 
humide 




8cm 



Semis uniforme résultant d'un 
sillon large. 



4. Effet de la largeur du sillon tracé par le soc de 
la planteuse sur la profondeur du semis 



- 22 - 



Les tubercules se sont développés à la même profondeur. 



<^^J| 



8cm 



i. _ 




15 cm 



semis a o cm 



semis a 15cm 



5. Effet de la profondeur du semis sur la profondeur 
du développement des tubercules 



La position des tubercules 
est fixée avant le buttage 
(tubercules protégées) 



La position des tubercules 
est fixée après le buttage 
(tubercules mal protégées) 




buttage à la floraison 



buttage 6 la levée 



6. Effet du temps du buttaqe sur la profondeur du 
développement des tubercules 



23 - 






.5- 


O) 




_o 






.3- 


*5 




0) 




M- 


.1 ■ 


D »- 




"o 2 




a>.° 


.9- 


w ^ 




c j» 










.7- 






o "^ 




i- O) 

u 


.5- 


0) 






.3- 


3 




O 




+- 


.1 - 




système intégré 
*m système traditionnel 



i 
70 



jours après le semis 



7. Effet des systèmes de culture sur les taux de 
croissance des fanes. 



LIBRARY BIBLIOTHEQUE 



AGRICULTURE CANADA OTTAWA K1A 0C5 

3 1073 DOOMEOEM E 



Canada